samedi 16 février 2019

SOYONS DE BONS INTENDANTS ET RESPECTONS LES CRÉATIONS DE DIEU



POURQUOI DIEU SE SOUCIE-T-IL DE LA TERRE ?
Les récits et portraits de la création indiquent que Dieu se soucie de tout ce qu’Il a fait. Ses enfants, la terre, et toutes les choses vivantes qui s’y trouvent. La terre et sa plénitude ont d’abord été créés spirituellement, et la grande variété de formes de vies que Dieu a créée donne à la terre sa beauté et sa diversité. La terre et ses créations sont éternelles. Ce sera la demeure des justes qui seront en présence de Dieu.

QUEL EST LE RÔLE DE LA TERRE DANS LE PLAN DE SALUT ?
La terre est l’endroit où les enfants de Dieu passent par la mortalité, pratiquent leur libre arbitre, apprennent de leurs expériences, s’améliorent et progressent. Plus important, la terre est l’endroit où le Sauveur a pris un corps mortel, a fait le don incomparable de l’expiation, et a rendu possible la résurrection. La terre nous enseigne également. Nous pouvons apprendre, par exemple, les lois, principes, et modèles par lesquels elle fonctionne. Nous apprenons le respect et l’humilité quand nous travaillons avec la nature et pas contre elle. Cela nous permet de voir l’œuvre de Dieu qui rend témoignage de Lui.


QUE SIGNIFIE ÊTRE L’INTENDANT DE LA TERRE ET DE SES RESSOURCES ?
Dieu nous a rendu responsable de l’entretien et de la préservation de la terre ainsi que de l’utilisation raisonnable de ses ressources. En tant qu’intendants, nous évitons la consommation excessive, utilisant seulement ce qui est nécessaire. Nous embellissons nos maisons, nos quartiers et nos villes. Nous préservons les ressources et protégeons les bénédictions spirituelles et temporelles de la nature pour les générations futures.

LA TERRE N’A-T-ELLE PAS ÉTÉ CRÉÉE AVEC SUFFISAMMENT DE RESSOURCES POUR TOUS ?
La terre est dotée d’un éventail de ressources naturelles pour la famille humaine à condition d’être utilisées tel que le Seigneur l’a commandé, pour s’occuper des pauvres et des nécessiteux et ne pas en prendre plus que nécessaire  ; éviter le gaspillage ; et ne pas prendre de force des ressources qui appartiennent à un autre. La plénitude de la terre doit être utilisée avec sagesse et retenue.


SI LA TERRE SERA CHANGÉE À LA SECONDE VENUE DE JÉSUS, POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE S’OCCUPER D’ELLE ET DE LA CONSERVER ?
Il plait à Dieu de nous avoir donné la terre et les bonnes choses qui viennent d’elle comme des bénédictions pour nous. Elle nous donne non seulement nos besoins temporels, mais également pour « fortifier le corps » et « vivifier l’âme ». C’est une âme vivante. Prendre Sa création à la légère offense Dieu.
La terre et toutes choses vivantes dessus ont d’abord été créées spirituellement, elles ont été bénies par Dieu et considérées « bonnes », et doivent remplir la mesure de la création que Dieu leur a donné. Dans notre intendance et la préservation de la création, soit nous acceptons, soit nous rejetons notre responsabilité envers Dieu.
COMMENT L’EGLISE EXERCE-T-ELLE L’INTENDANCE ET LA CONSERVATION ?
L’Eglise s’efforce de conserver et de gérer l’énergie de manière appropriée. Elle a mis en pratique une initiative de construction verte qui utilise des pratiques de design et de construction durables. Les efforts de conservation de l’eau incluent l’utilisation de contrôleurs, d’hydromètres, de capteurs de pluie, de micro-irrigation intelligents, et de systèmes de recyclage de l’eau. En 2013, le site du siège de l’Eglise a recyclé environ 180 tonnes de carton, 65 tonnes de papier, 26 tonnes de plastique, et 2 tonnes d’aluminium. Les terres fermières et d’élevage sont protégées du sur-pâturage et de l’épuisement des nutriments. On utilise des ressources naturelles et bio.
COMMENT PUIS-JE M’ENGAGER DANS MA COMMUNAUTÉ EN FAVEUR DE LA TERRE ?
Renseignez-vous auprès de votre fournisseur d’énergie local, des groupes au sein de votre communauté, ou sur internet pour trouver des suggestions pour économiser l’énergie et recycler. Soutenez les programmes de recyclages communautaires. Pensez au fait de mettre en place un potager communautaire. Soutenez les groupes civiques locaux qui encouragent l’intendance et la conservation. Soyez un citoyen impliqué dans la gouvernance. Informez-vous, respectez les opinions des autres, et traitez tout le monde avec civilité.
QUE PUIS-JE FAIRE ?

Apprenez, méditez, et priez sur ce que vous pouvez faire pour être un meilleur intendant. Utilisez les ressources de la terre avec parcimonie et respectueusement. Adoptez un style de vie et des habitudes personnelles respectueuses de la création. Autant que possible, maintenez et gardez propres les endroits où vous vivez, travaillez, jouez, et adorez. Rendez votre foyer plus beau et inspirant. Réfléchissez à la façon dont la nature rend témoignage de Dieu et à l’harmonie entre les lois et les comportements de la nature et l’évangile de Jésus-Christ.




vendredi 8 février 2019

VOIR LA MAIN DE DIEU DANS NOTRE VIE



Je lisais récemment l’un des romans de George Handley intitulé American Fork, lorsque je suis tombé sur un personnage qui se sentait exclu de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Le personnage, Zacharias Harker, explique l’un de ses dilemmes avec l’Eglise de la manière suivante :
Je lui ai parlé des miracles dont j’ai entendu parler sur le fait de grandir, sans jamais en avoir été témoin moi-même. Loin de là. De tendres miséricordes qui semblaient se produire pour tout le monde sauf pour moi.
Au début du roman, Zacharias semble ne pas être capable de voir la main de Dieu dans sa vie. J’ai bien peur qu’il y ait de nombreux membres de l’Eglise qui éprouvent les mêmes sentiments que Zacharias, que tout le monde sauf eux semblent voir les miracles de Dieu, que leur Dieu est muet. Ces gens pourraient poser la question : « pouvez-vous vraiment voir la main de Dieu dans votre vie ? »
Savoir que Dieu existe et que vous êtes son enfant changera votre vie pour le meilleur. Alors voici quelques façons de voir l’impact quotidien que Dieu a dans nos vies.

MÉFIEZ-VOUS DE LA PHILOSOPHIE DE KORIHOR

Nous vivons dans un monde profane dans lequel on donne à l’intuition et à la révélation de moins en moins d’importance par rapport à l’empirisme (la connaissance par les sens). De plus en plus de gens croient que la religion organisée est insensée, et certains pensent même que la foi en un être divin est dépourvue de raison.
Le Livre de Mormon nous donne un exemple de philosophie d’un homme qui a essayé de renier l’existence de Dieu. Korihor, l’anti-Christ, a éloigné beaucoup de gens de la vérité par ses paroles flatteuses.
Il prétendait que la religion n’est qu’une tradition insensée, transmise des parents aux enfants ; qu’il est impossible de savoir quelque chose que vous ne pouvez pas voir ; que ceux ayant des convictions religieuses possèdent des esprits dérangés et frénétiques ; que les hommes réussissent en fonction de leurs propres efforts et qu’ils n’ont pas besoin d’un Sauveur ; et que le but de la religion organisée est d’usurper le pouvoir et l’autorité de ses membres.
La chose la plus troublante concernant la philosophie de Korihor est qu’elle est tout à fait d’actualité. De nombreux philosophes modernes connus et respectés ont des philosophies étonnement semblables à celles de Korihor. Par exemple, comparez les idées de Korihor à celles de Friedrich Nietzsche :
KORIHOR
NIETZSCHE
1)Les doctrines religieuses et les prophéties ne sont que les traditions insensées de nos ancêtres ignorants.
2)Seules les preuves empiriques constituent des preuves valables.

3)Les convictions religieuses sont le résultat d’un esprit frénétique et dérangé.
4)Aucune expiation n’est nécessaire ; nous ne survivons que par nos propres efforts.
5)Les Eglises sont des instruments d’asservissement, d’esclavagisme et d’oppression
1)Les doctrines religieuses sont les moralités de l’animal de troupeau, l’esprit libre produit sa propre moralité.
2)« Toute crédibilité, bonne conscience, toute preuve de vérité ne vient que des sens. »
3)Les convictions religieuses sont les instincts malfaisants d’une âme malade.
4)Pour l’esprit libre, Dieu est mort ; il crée sa propre moralité.

5)Les « croyants » chrétiens sont les prisonniers les plus tristes entre tous.

Bien qu’ils aient vécu à plusieurs siècles d’écart, Korihor et Friedrich Nietzsche avait des philosophies remarquablement similaires.
La philosophie de Korihor continue de gagner du terrain dans le monde profane actuel. C’est pourquoi nous devons non seulement nous familiariser avec elle, mais nous devons aussi apprendre comment la combattre.

TOUT MONTRE QU’IL Y A UN DIEU
Gérald N. LUND a enseigné que l'approche d'Alma pour combattre la philosophie de Korihor est toujours la 
meilleure :  
Donc, comment abordons-nous ces fausses philosophies ? Heureusement, Mormon nous a non seulement donné les doctrines de Korihor, mais il nous a aussi donné la manière avec laquelle nous pouvons y apporter une réponse inspirée.
Dans l’une des confrontations les plus remarquables du Livre de Mormon, Alma retourne la philosophie de Korihor contre lui :
Et maintenant, quelle preuve as-tu de ce qu’il n’y a pas de Dieu, ou de ce que le Christ ne vient pas ?
Je te dis que tu n’en as aucune, si ce n’est ta seule parole.
Mais voici, j’ai tout pour témoigner que ces choses sont vraies.
Les Écritures sont placées devant toi, oui, et tout montre qu’il y a un Dieu ; oui, la terre et tout ce qui se trouve sur sa surface, oui, et son mouvement, oui, et aussi toutes les planètes qui se meuvent dans leur ordre régulier témoignent qu’il y a un Créateur suprême.
Autrement dit, il est impossible pour Korihor de prouver que Dieu n’existe pas puisque Dieu est capable de dépasser le domaine limité par nos sens. Lund décrit l’incapacité de Korihor de prouver l’inexistence de Dieu de la manière suivante :
Dans un tel système, il est bien plus facile de prouver qu’il y a un Dieu que de prouver qu’il n’y en a pas. Pour prouver qu’il y a un Dieu, il suffit qu’une personne voie, entende, ou ait une expérience avec Dieu, et ensuite l’existence de Dieu ne peut pas être niée. Mais voici ce qu’il faudrait pour prouver qu’il n’y a pas de Dieu : Puisque Dieu n’est pas cantonné à la terre, nous devrions le chercher dans tout l’univers. Nous supposons que Dieu peut se déplacer, il ne serait donc pas suffisant de commencer au point A dans l’univers, et chercher jusqu’au point Z. Et si après que nous soyons partis du point A, Dieu s’y place pour le reste de la recherche ?
Mais Alma va plus loin, déclarant que beaucoup de choses peuvent témoigner de l’existence de Dieu. Par exemple, Alma prétend que les prophètes dans les écritures sont non seulement des témoins de l’existence de Dieu, mais les cieux et la terre et tout ce qui s’y trouve peuvent nous indiquer la présence d’un créateur suprême.
Je pense que nous ne voyons pas toujours les petits miracles de la vie, tel que le délicat parfum d’une fleur ou lorsqu’un bébé vous serre doucement le doigt, comme preuve que Dieu existe. Voici certaines choses que vous pouvez faire pour voir plus pleinement la main de Dieu dans votre vie.

APPRENEZ À VOIR LA MAIN DE DIEU DANS LES PETITES CHOSES  
Parfois je me demande si les israélites qui ont été délivrés par Moïse ont oublié de regarder les petits miracles dans leurs vies. Dieu a fait un bon nombre de miracles pour eux : Il a frappé d’épidémie une nation entière, il les a délivrés de l’ange destructeur lors de la première Pâque, et il a même séparé la Mer Rouge.
Pourtant, au fil du temps, les enfants d’Israël ont commencé à trouver que les miracles de Dieu étaient une chose banale. Par exemple, alors que Dieu fournissait de la manne du ciel quotidiennement, ils ont commencé à se plaindre. Je me demande si nous réagissons parfois comme les enfants d’Israël.
Manquons-nous de voir la manne métaphorique dans notre vie quotidienne ?
Espérons-nous au lieu de ça que Dieu nous donne de grands signes ou fasse des choses grandioses dans notre vie ?
Souvenez-vous, Elie a dit que le Seigneur ne se trouvait pas dans les vents forts et violents, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. Il est dans « un murmure doux et léger.
Les manifestations de Dieu existent bien. Nous devons juste nous assurer de ne pas y être insensibles. Au lieu de rechercher les grands miracles de Dieu, apprenez à voir les petites choses que Dieu fait pour vous dans votre vie de tous les jours. Voir quelque chose de grand, tel qu’un ange, est merveilleux mais cela n’aura pas un effet aussi puissant sur votre foi dans la durée que le fait de reconnaître les rappels quotidiens que Dieu existe.


dimanche 3 février 2019

LES PÉCHÉS D'OMISSION


« Le malfaiteur est souvent quelqu’un qui a négligé de faire quelque chose, et pas toujours celui qui a fait quelque chose » (Marc Aurèle). 
   
Jusqu'à présent, nous avons principalement discuté des péchés de commission, des actes mauvais accomplis, des mauvaises pensées entretenues et ainsi de suite. Dans ce chapitre, nous allons traiter de l'autre catégorie de péchés, les péchés d'omission le fait de ne pas faire ce qui est bien. 
L'effet des deux types de péché peut être grave, non seulement d'une manière intrinsèque, mais parce que chaque type conduit tout naturellement à l'autre et le renforce. Par exemple, l'acte mauvais qui consiste à aller à la pêche le dimanche implique qu'on omet d'aller à la réunion de Sainte-Cène ; inversement, le simple fait de ne pas assister à cette réunion peut, au bout d'un certain temps, amener une personne à consacrer le dimanche à des activités qui ne conviennent pas au sabbat, comme la pêche. D'une manière comme d'une autre, c’est Satan qui gagne.    
Les gens ont souvent tendance à mesurer leur justice d'après l'absence d'actes mauvais dans leur vie, comme si la passivité était le but de l'existence. Mais Dieu a créé « les choses qui se meuvent » et « celles qui sont mues » (2 Néphi 2 :14), et l'homme se trouve dans la première catégorie. Il n'accomplit la mesure de sa création que s'il se meut, et ce en justice. Jacques nous lance cet avertissement :   
« Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché » (Jacques 4 :17).  
Et qui mieux qu'un saint des derniers jours « sait faire ce qui est bien » ?

  
Les maux de l’apathie spirituelle 
 
Le gaspillage est injustifié, et en particulier le gaspillage de temps - aussi limité que soit ce luxe dans nos jours d'épreuve. On doit vivre, et non se contenter d'exister ; on doit agir, et pas simplement être ; on doit grandir, et pas simplement végéter. Jean le Révélateur a écrit pour nous, d'une façon significative :   
« Heureux ceux qui font ces commandements, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes dans la ville (éternelle) » (Apocalypse 22 :14, version du roi Jacques). 
    
Le symbolisme du figuier stérile (Matt. 21 :19) est éloquent. L'arbre improductif fut maudit à cause de sa stérilité. Quelle perte pour l'intéressé et pour l'humanité si la vigne ne grandit pas, si l'arbre ne porte pas de fruits, si l'âme ne grandit pas par le service ! 
  
Dans cet ordre d'idées, le père et la mère qui ne font
aucun effort pour vivre les principes de l'Évangile, qui ne servent pas, qui n'assistent pas à leurs réunions et ne s’acquittent pas de leurs autres devoirs dans le royaume peuvent être dans un état de péché grave. Ils donnent le mauvais exemple à leurs enfants qui, en conséquence, suivront très souvent le chemin des parents dans la négligence. Il est souvent difficile aux parents de reconnaître l'effet de leur exemple avant que le dommage soit fait, avant que la stérilité de leur arbre spirituel soit bien visible pour tout le monde. Ces parents assumeront une responsabilité terrible. 
  
Être passif est mortel ; cesser d'agir, c'est mourir. Il y a ici un parallèle intime avec la vie physique. Si on ne mange et ne boit pas, le corps s'émacie. De même, si on ne nourrit pas son esprit, celui-ci se rabougrit et s'enténèbre. Charles Steizle l'a montré en termes frappants : 
  
« Que dois-je faire pour être damné ? Rien. C'est tout. Vous êtes damnés - condamnés - si vous restez simplement immobiles. Telle est la loi de ce monde physique. Si vous restez assis suffisamment longtemps, vous ne vous lèverez plus jamais. Si vous ne levez jamais le bras, vous serez bientôt incapable de le soulever si peu que ce soit. Si vous restez dans le noir et que vous n'utilisez jamais vos yeux, vous deviendrez bientôt aveugle. C'est la loi du monde mental. Si vous n'exercez jamais votre cerveau, ne lisez et n'étudiez jamais, ni ne parlez à quiconque, si
vous ne permettez jamais à quelqu'un de vous parler, votre esprit deviendra vide, peut-être deviendrez-vous fous. Le châtiment le plus horrible que l'on pourrait vous infliger, ce n'est pas vingt ans de travaux forcés, mais vingt ans de réclusion solitaire. C'est la loi du monde spirituel. Fermez simplement le cœur à toute vérité, et au bout d'un certain temps vous ne serez plus à même de croire quoi que ce soit : c'est le châtiment le plus grave que l'on puisse subir pour n'avoir pas accepté la vérité. Le processus de désintégration et de mort commence dès l'instant ou l'homme s'exclut des forces qui contribuent à la vie. Le corps et l'esprit sont maintenus en vie par un usage constructif constant. »

  
À propos de l'apathie spirituelle que cet état représente, le président David O. McKay a dit ce qui suit :   
« Le danger de ce siècle, c'est l'apathie spirituelle. De même que le corps a besoin de sommeil, de bonne nourriture, d'exercice suffisant et de repos, de même l'esprit de l'homme a besoin du soleil du Saint-Esprit, de l'exercice correct des fonctions spirituelles, d'éviter les maux qui affectent la santé spirituelle et dont les effets sont plus ravageurs que le typhus, la pneumonie ou les autres maladies qui attaquent le corps. » 

Extrait « Le miracle du pardon »

dimanche 27 janvier 2019

Souvenez vous, notre Père céleste et le Christ viendront à notre rencontre en courant


L’une des paraboles les plus populaires dans la Bible est l’histoire du fils prodigue. Il est facile de comprendre pourquoi. La parabole, qui raconte l’histoire d’un fils qui gaspille son héritage, quitte sa famille, et revient ensuite honteux, est sous plusieurs aspects le reflet de notre propre période probatoire sur terre. Nous nous montrons tous indignes de la gloire de Dieu d’une manière ou d’une autre, ne parvenant pas à vivre selon notre potentiel et nous éloignant de la sécurité d’une aide divine.

Cependant, nous sommes souvent trop occupés à essayer d’éviter nos « tendances de fils prodigues » et nous manquons de comprendre les vérités que le Christ essayait de nous inculquer concernant la nature de Dieu et sa propre mission.
Dans l’évangile selon Luc, le seul à mentionner cette parabole, le Christ évoque le moment où le fils souhaite rentrer chez lui, et ce qu’il se passe lorsqu’il peut finalement le faire.

Etant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,
je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.
Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Il semble qu’aujourd’hui, beaucoup de fils et de filles prodigues (chacun d’entre nous en réalité) ont cette croyance que nous devons être parfaits pour mériter l’amour et le pardon de notre Père Céleste.
Nous imaginons qu’il existe une ligne représentant la vertu requise, et si nous parvenons juste à franchir cette ligne, alors l’évangile commencera à fonctionner comme nous le souhaitons.
Nous nous disons souvent que nos prières ne semblent pas recevoir de réponses parce que nous ne prions pas comme il faut.
Nous ne retirons rien de nos études des écritures parce que nous ne faisons pas assez d’efforts.
Nous ne nous plaisons pas à l’Eglise parce que nous ne sommes pas assez humbles.
La vie est difficile car nous ne sommes pas vertueux ; si nous étions juste assez bons, la vie serait belle, ou sans doute meilleure.
Bien que nous soyons tenus de respecter nos alliances et d’obéir, nous laissons ces devoirs nous paralyser. Dans la parabole du fils prodigue, nous apprenons où notre Père Céleste et Jésus Christ sont disposés à nous rencontrer.

Le fils n’était pas à la maison. Il n’en était pas proche. Il en était même très éloigné.
Comment son père a-t-il pu le voir ? Peut-être parce qu’il cherchait son fils.

Nous n’avons pas à être proches de notre foyer céleste. Il n’existe pas de tâches que nous pouvons accomplir et qui déclencheront automatiquement la grâce. Elle est toujours là, toujours disponible si nous essayons juste d’aller dans la bonne direction. Nous avons eu la promesse que nous recevrons l’aide divine dans les moments extrêmes.

Dans Alma 7 :11-12, nous trouvons l’une des descriptions les plus populaires de la puissance de l’Expiation :
« Et il ira, subissant des souffrances, et des afflictions, et des tentations de toute espèce ; et cela, afin que s’accomplisse la parole qui dit qu’il prendra sur lui les souffrances et les maladies de son peuple.

Et il prendra sur lui la mort, afin de détacher les liens de la mort qui lient son peuple ; et il prendra sur lui ses infirmités, afin que ses entrailles soient remplies de miséricorde, selon la chair, afin qu’il sache, selon la chair, comment secourir son peuple selon ses infirmités. »

Notre Père Céleste, Jésus Christ et des anges célestes viendront vous aider en courant. Peu importe où vous vous trouvez. Peu importe ce que vous avez fait. Ils sont déterminés non seulement à nous sauver, mais à nous exalter. Il est vrai que lorsque nous sommes en difficulté nous ne pouvons pas toujours croire qu’ils sont là. Mais si nous nous accrochons et gardons les yeux tournés vers eux, ils seront là, accourant vers nous pour nous enlacer. A quel point ce moment sera-t-il plus intense si nous les rencontrons les bras ouverts ?




dimanche 13 janvier 2019

LE GRAND POUVOIR DE LA GRATITUDE



Jésus, se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. « Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : Jésus, maître, aie pitié de nous !
« Dès qu’il les eut vus, il leur dit : Allez-vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu’ils y allaient, il arriva qu’ils furent guéris.
« L’un d’eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix.
« Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C’était un Samaritain.
« Jésus, prenant la parole, dit : Les dix n’ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils ?
« Ne s’est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ?
« Puis il lui dit : Lève-toi, va ; ta foi t’a sauvé. »
Dans le Psaume 30, David prend cet engagement : « Éternel, mon Dieu ! Je te louerai toujours. »
Dans son épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul a proclamé : « Grâces soient rendues à Dieu pour son don ineffable ! » Aux Thessaloniciens, il a écrit : « Rendez grâces en toutes choses, car c’est… la volonté de Dieu. »
Rendons-nous grâces à Dieu « pour son don ineffable » et pour les bénédictions qu’il déverse si abondamment sur nous ?
Nous arrêtons-nous pour méditer sur les paroles d’Ammon : « Nous voyons donc, mes frères, que Dieu se souvient de tout peuple, en quelque pays qu’il soit, oui, il dénombre son peuple… sur toute la terre. C’est cela, ma joie et mes grandes actions de grâce ; et je rendrai grâces à mon Dieu, à toujours.»
Robert W. Woodruff, figure éminente du monde des affaires d’autrefois, a fait une tournée à travers les États-Unis, donnant une conférence intitulée : « Cours condensé de relations humaines ». Il y disait que l’expression la plus importante de la langue anglaise est « Thank you ».
Gracias, Danke, Taks, dans toutes les langues, « Merci », exprimé fréquemment, encourage, resserre les liens d’amitié et nous élève à un niveau supérieur sur notre chemin vers la perfection. Il y a de la simplicité, de la sincérité, quand on dit « merci ».
La beauté et l’éloquence d’une expression de gratitude se manifestent dans un article paru dans un journal il y a quelques années :
Vendredi, la police du district de Columbia a procédé à la vente aux enchères de cent bicyclettes non réclamées. « Un dollar », a lancé un garçon de onze ans, quand les enchères ont commencé pour le premier vélo. Mais les enchères sont montées beaucoup plus haut. « Un dollar », répétait le garçon, plein d’espoir, chaque fois qu’on présentait un nouveau vélo.
Le commissaire-priseur, qui vendait depuis quarante-trois ans des vélos volés ou perdus, a remarqué que les espoirs du garçon semblaient plus vifs quand on présentait un vélo de course.
Enfin, il n’y a plus eu qu’un vélo de course. L’enchère est montée jusqu’à huit dollars. « Vendu pour neuf dollars au garçon, là-bas ! a dit le commissaire-priseur. Il a sorti huit dollars de sa poche et a demandé au garçon de lui donner son dollar. Le garçon l’a donné en petite monnaie, a pris son vélo, et s’est préparé à partir. Mais il n’a fait que quelques pas. Après avoir soigneusement garé son tout nouveau bien, il a fait demi-tour, et, plein de reconnaissance, s’est jeté dans les bras du commissaire et a fondu en larmes.

Quand, pour la dernière fois, avons-nous éprouvé une gratitude aussi profonde que celle du garçon ? Les gestes qu’on fait en notre faveur ne sont peut-être pas aussi poignants, mais certainement il y a des gestes pleins de gentillesse qui méritent que nous exprimions notre gratitude.
Le chant qu’on entonnait souvent à l’École du Dimanche quand j’étais enfant nous inculquait la reconnaissance jusqu’au tréfonds de l’âme.
Lorsque les ennuis, les peines, le chagrin
Troubleront ta vie au long de ton chemin,
Compte les bienfaits accordés chaque jour,
Dénombre-les en pensant à son amour.

Nous sommes reconnaissants des bénédictions incommensurables, des dons sans prix, « des livres, de la musique, des œuvres d’art et des inventions remarquables qui nous permettent de disposer de ces bénédictions… reconnaissants du rire des petits enfants… des moyens de soulager les souffrances humaines… et d’augmenter le plaisir de la vie… reconnaissants de tout ce qui est bon et édifiant. »

Le prophète Alma a lancé cette exhortation : « Consulte le Seigneur dans toutes tes actions, et il te dirigera dans le bien ; oui, quand tu te couches le soir, couche-toi dans le Seigneur, afin qu’il te garde dans ton sommeil ; et quand tu te lèves le matin, que ton cœur soit plein de remerciements envers Dieu ; et si tu fais cela, tu seras exalté au dernier jour. »
Le Seigneur a déclaré : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point… Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père : Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place… afin que là où je suis vous y soyez aussi. »

J’exprime mes profonds remerciements à notre Père céleste aimant qui nous donne, à vous, à moi et à tous ceux qui cherchent sincèrement, la connaissance que la mort n’est pas la fin ; que son Fils, notre Sauveur, Jésus-Christ, est mort pour que nous ayons la vie. Il y a des temples du Seigneur dans beaucoup de pays. On y contracte des alliances sacrées. La gloire céleste attend ceux qui sont obéissants. Les familles peuvent être ensemble à jamais.
Le Maître nous lance à tous cette invitation :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. »

Thomas S. MONSON

dimanche 6 janvier 2019

Pourquoi n'acceptez vous pas la grâce de Jésus-Christ ?



La grâce est un don de notre Père Céleste donné par l’intermédiaire de Son Fils, Jésus-Christ. Le mot grâce, tel qu’utilisé dans les écritures, évoque essentiellement un pouvoir et une guérison spirituelle offerts à travers la miséricorde et l’amour de Jésus-Christ.

L’un des mythes les plus courant sur les membres de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est que nous privilégions les œuvres au-delà par rapport à la grâce. Bien que nous croyions que nos choix personnels nous rapprochent ou nous éloignent de Dieu, la fondation de notre foi est Jésus-Christ.

Sans Jésus-Christ, nous sommes perdus. Nous ne pouvons pas gagner notre accession au ciel. Nous ne pouvons pas retourner en présence de Dieu sans avoir accepté pleinement Jésus en tant que Sauveur et Rédempteur. Mais accepter la grâce est souvent difficile. Pourquoi n’acceptons-nous pas ce don puissant et aimant les bras ouverts ?
Réfléchissez à ce qui suit et méditez dans votre cœur si cela s’applique à vous.

Vous voulez avoir le contrôle
La vie est incontrôlable dans beaucoup de cas. Nous sommes à la merci d’un monde déchu. Il est naturel de rechercher des façons de contrôler nos circonstances. Lorsque nous sentons que nous avons le contrôle, nous obtenons de la confiance et de la paix intérieure. Ce n’est pas fondamentalement une mauvaise chose.
Une partie de notre cheminement à travers la mortalité nécessite que nous apprenions à nous contrôler. Mais si nous nous en remettons trop à notre propre volonté, nous pouvons ignorer la grâce du Christ pour nous fier à notre propre pouvoir.

Nous prenons les bénédictions du ciel pour des récompenses pour notre propre travail. Nous cessons de rechercher les conseils de Dieu et Ses instructions. Si nous le permettons, l’orgueil peut prendre racine dans notre cœur. Nous ne pensons plus que nous avons besoin de la grâce.

Vous éprouvez de la honte
En conséquence d’une attaque sournoise de l’adversaire, ceux qui ont le plus besoin de la grâce sont souvent ceux qui s’en détournent. La honte du péché, des transgressions, et la faiblesse peuvent nous faire sentir indignes de la grâce.
Nous commençons à penser : « Dieu ne me pardonnera jamais. Je ne pourrai jamais revenir. J’ai été trop loin. » Notre honte nous empêche de nous tourner vers le Christ. Nous voulons nous cacher. Nous avons peur qu’Il nous rejette. Nous craignons pour notre propre âme.

Vous ne la voulez pas
Il semble impossible pour quiconque de se détourner de Jésus alors qu’il nous offre tant de choses. Pour beaucoup de disciples, le choix de se détourner de la grâce n’est pas un choix conscient. Cela vient d’un sens et d’une connaissance internes de ce que cela signifie de marcher avec Dieu.

Être disciple n’est pas un chemin facile, même avec une abondance de bénédictions. Cela nécessite du sacrifice, de la patience, et de l’endurance. Même ceux avec la foi la plus grande peuvent chuter. Sur certains points, nous savons ce qui nous est demandé, et cela nous effraie. Nous nous détournons de la grâce de Dieu parce que nous savons que nos cœurs seront touchés par le désir d’en faire plus, d’aimer plus. De devenir plus.

Article écrit par Aleah Ingram et publié dans "lds daily"