dimanche 15 avril 2018

"UNE GÉNÉRATION CHOISIE" SOMMES NOUS PARTICULIERS ?



Il y a quelques années, lorsque notre fille ainée est rentrée d’un séjour de quatre mois au centre d’études du Moyen Orient de BYU Jérusalem, elle portait un très bel anneau d’argent neuf avec un mot hébreux étrange inscrit dessus. J’ai essayé de lire les lettres en hébreux stylisées mais je n’ai pas pu déchiffrer le mot. 
Melissa m’a dit que le mot se prononçait « seg-ool-law » (en anglais). 
« Dis-moi ce que ça signifie » 
je lui ai demandé. « Ça veut dire ‘particulier’ papa. Je voulais avoir quelque chose un peu différent de CLB (Choisis le bien) ou RWH (Return with Honor : Reviens avec honneur) ou simplement mon nom gravé sur cette bague ». 
Je n’aurais pas pu être plus heureux de son choix. Ma fille voulait être particulière.

Dans le vocabulaire moderne, il ne semble pas aussi séduisant d’être considéré comme ‘particulier’ que ça a pu l’être autrefois. Le mot ‘particulier’ désigne maintenant quelque chose ou quelqu’un d’étrange, de curieux, ou d’excentrique. Parfois, les médias, entre autres, classent les membres de l’Eglise dans l’une de ces catégories, et nous sommes donc un peuple vraiment particulier aux yeux du monde. 
Mais sommes-nous particuliers, et voulons-nous l’être ?
Le livre saint d’écritures qu’est la Bible utilise ce mot pour la première fois dans le Livre de l’Exode : « Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mes alliances, vous serez aussi d’entre tous les peuples mon plus précieux joyau (un « trésor particulier » dans la version anglaise), quoique toute la terre m’appartienne. Vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte. (Exode 19 : 5, 6) 
Il semble d’après cette référence de l’Ancien Testament, que Dieu veuille que nous soyons Ses « précieux joyaux » (ou « trésors particuliers» en anglais).
L’apôtre Pierre a repris la même phrase dans son épître : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis (« peuple particulier » en anglais), afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelé des ténèbres à sa merveilleuse lumière. » (1 Pierre 2 : 9) 
Pierre et Moïse ont donc unis leurs témoignages pour dire que nous devrions être un peuple particulier. Que veut dire “être particulier” ? D’où vient ce mot ‘seg-ool-law’?
En hébreux, la mot « particulier » se rapproche de « propriété privée » ou « trésor caché ». Il signifie « richesse » et est synonyme de “Précieux joyau”. 
Il est également étroitement lié avec la notion d’être “isolé », c’est-à-dire séparé du monde et impénétrable. 
Sommes-nous toutes ces choses aux yeux du Seigneur ? Sommes-nous ses “précieux joyaux” ? Vivons-nous de sorte que le monde et le mal qui l’entoure ne pénètrent pas nos cœurs et nos maisons ?


LE TEST DE NOTRE FOI
Pierre n’était pas au courant des vicissitudes de la mortalité. Sa décision sur le rivage de la Galilée de suivre le Maître, en dépit des dangers, l’a mené sur un chemin au bout duquel il a fini en martyre. « C’est pourquoi, ceignez-vous les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » (1 Pierre 1 :13) 

Cet apôtre confirmé du midi des temps a parlé concernant les épreuves de cette vie et de notre foi inébranlable en Christ :
“C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves »
“Afin que l’épreuve de votre foi, beaucoup plus précieuse que l’or, périssable qui cependant est éprouvée par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaitra. »
“Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse. »
“Parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. » (1 Pierre 1 : 6-9)

Après une étude rigoureuse des deux épîtres de Pierre, la vérité des paroles du prophète Joseph Smith concernant ces récits devient claire : « Le récit de Pierre est le langage le plus sublime de tous les apôtres ».

LES “ÉCRITURES DÉCLENCHEUSES”
Il y a des passages d’écritures spécifiques qui ont joué un rôle clé pour dévoiler la réflexion et la méditation qui précèdent de grandes révélations. Comme nous l’avons vu la semaine dernière, Jacques 1 : 5 a été le « déclencheur » du procédé qui a conduit le jeune garçon Joseph Smith dans le bosquet pour prier. 
C’est le 5ème chapitre de Jean, dans le 29ème verset qui a servi de « déclencheur » au prophète Joseph et à Sidney Rigdon pour apporter la grande révélation couramment appelée la Vision des trois degrés de gloire (section 76 des Doctrine & Alliances). 
Tandis qu’ils traduisaient les plaques anciennes, Joseph et Oliver sont arrivés à la partie ou le Sauveur visite les Néphites et où Il les enseigne au sujet du baptême. C’est ce qui a conduit Joseph et Oliver dans la forêt et qui a provoqué le rétablissement de la Prêtrise d’Aaron des mains de Jean-Baptiste. Les écrits de Pierre furent le « déclencheur » pour le prophète Joseph F. Smith pour qu’il reçoive la grande vision du rachat des morts en octobre 1918.

“J’ai ouvert la Bible”, a écrit le président Smith, « et j’ai lu les troisième et quatrième chapitres de la première épître de Pierre, et tandis que je lisais je fus profondément impressionné, plus que je ne l’avais jamais été auparavant, par les passages suivants :
“Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit.
“Dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison ;
Qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvés à travers l’eau. (1 Pierre 3 : 18-20)
“Car l’Evangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l’Esprit. (1 Pierre 4 :6)
« Tandis que je méditais sur ces choses qui étaient écrites, les yeux de mon intelligence s’ouvrirent, l’Esprit du Seigneur reposa sur moi, et je vis les multitudes des morts, petits et grands… » (D&C 138 : 6-11)
La méthode est sûre. Si nous lisons avec attention les écritures, que nous les méditons, prions à leur sujet, méditons sur les choses de l’Esprit et cherchons à comprendre les choses qui ont été écrites, le Seigneur nous aidera à comprendre plus profondément Ses paroles. 
Les deux épîtres de Pierre, et l’épître de Jude méritent qu’on les étudie, qu’on les médite, et qu’on prie à leur sujet.



samedi 14 avril 2018

ANNIVERSAIRE D'AVRIL



4 Michel DAUMAS

7 Mercedes MARTINEZ

12 Marie Claude DIDELLE

24 Jahiel COUCOURDE

26 Carole MATHIEU
TITRE DES LEÇONS



Dimanche 1er Avril

CONFÉRENCE GÉNÉRALE



Dimanche 8 Avril

« L'Eclipse spirituelle »
de Gary E. STEVENSON
Liahona d'octobre 2017

Par Brigitte Boutin

Dimanche 15 Avril


« Afin que votre joie soit parfaite »
de Jean B. BINGHAM
Liahona d'octobre 2017

Par Ghislaine Coucourde


Dimanche 22 Avril


« Les bénédictions du jour de Sabbat »


Par Sarah LEGER

Dimanche 29 Avril

 Réunion commune avec la Prêtrise

samedi 31 mars 2018

LES FEMMES SONT LA COLLE



Il y a dix ans, lors de ma première tâche au Moyen-Orient, j’étais très nerveuse. La première étape de ce voyage était une conférence de couples missionnaires à Amman, en Jordanie. Je suis arrivée un jour plus tôt, pensant avoir plus de temps afin de me préparer pour cette conférence. Au lieu de cela, j’ai fini par travailler dans la cuisine bien rodée de Soeur Jeri Cook et par discuter avec elle tout en cuisinant. Lorsque je lui ai offert mon aide, elle m’a fait faire un gâteau avec des instructions en arabe, et pendant qu’il refroidissait, elle m’a fait couper des légumes, frire des hamburgers et préparer deux grandes marmites de soupe.
 Pendant que nous travaillions toutes les deux, nous avons beaucoup parlé de son mariage lorsqu’elle et son mari avaient 18 ans; de leur courage lorsqu’ils ont quitté Pleasant Grove, en Utah, qu’ils étaient jeunes et très pauvres, afin d’accepter un emploi en Arabie Saoudite; et à quel point elle avait aimé sa mission en Jordanie.
 Je lui ai posé des questions sur sa famille dont elle avait des photos sur son frigo et elle m’a parlé de chacun d’entre eux avec une immense fierté. Chaque fois qu’un nouveau couple arrivait pour la conférence, Sœur Cook arrêtait ce qu’elle était en train de faire et les prenait dans ses bras. Ils étaient épuisés d’avoir traversé tant de frontières et de trafic, mais elle, elle les accueillait chaleureusement chez elle.
 Pendant ce temps, son mari, Elder Cook, était occupé à organiser d’autres détails : résoudre la logistique pour aller chercher Elder Holland à l’aéroport, confirmer les rendez-vous du lendemain, par téléphone, avec le ministère de la santé et donner des explications au réparateur du radiateur. Si quelqu’un avait demandé lequel des Cooks était le plus productif ce jour-là, dans leur mission, personne n’aurait pu répondre?
Mais ce soir-là, les cinq couples présents se sont assis tout autour de la table de la salle à manger et se sont raconté des histoires tout en mangeant du pain et de la soupe, du jus et du gâteau. C’était un repas simple mais accueillant dans un cadre chaleureux et la camaraderie flottait dans l’air d’une façon que chacun s’en souviendrait tendrement après la fin de leur mission. Ces couples étaient éreintés par leurs tâches difficiles. J’étais nerveuse en raison de mon nouvel appel que je ne savais pas comment remplir. Je me suis rendu compte que c’était la gentille attention de Sœur Cook qui avait posé les fondements pour que nous puissions ressentir du repos, de la foi et de la joie ce soir-là.

AVOIR CONFIANCE EN SOI ET ÊTRE CONVERTIE
Nous, les femmes, sommes souvent comme Jeri Cook. Nous prenons dans nos bras les personnes qui arrivent et qui repartent. La porte de notre frigo est remplie de photos de personnes que nous aimons. Nous prenons une femme plus jeune sous notre aile et la faisons participer à tout ce que nous faisons tout en discutant ensemble. Je suis sûre et certaine que chacune de nous remuons ciel et terre pour ces personnes dont les photos sont exposées dans notre cuisine. Mais bien souvent nous ne voulons pas les effrayer par notre capacité à les bénir et les guérir, alors nous nous afférons à préparer de la soupe et du gâteau. Il se peut qu’ils ne reconnaissent jamais que l’univers à été réajusté pour leur bien. Il se peut que notre mère fasse des choses glorieuses juste sous nos yeux chaque jour, si souvent que cela nous empêche de le voir, tellement c’est devenu normal. Peut-être qu’elle sert de la soupe et du gâteau tous les soirs à tout le monde.



 J’aimerais qu’il existe un nom plus sophistiqué pour ce que je m’apprête à vous dire, mais les femmes sont appelées à être de la colle. Nous sommes les liens d’unité et de gentillesse. Vous le voyez dans chacune des mères de votre vie qui sont au centre des choses. Elles tendent la main aux autres et les font participer, elles trouvent des choses importantes à faire pour chaque personne, elles font en sorte que les bonnes choses soient dites et accomplies pour que tout arrive, elles rendent cela amusant et elles nous font rire.
 Cette unité, ce lien, cette colle est l’ingrédient de la conversion à l’Evangile de Jésus-Christ qui se trouve dans notre doctrine de base.

 Alma demande à ceux qui vont se faire baptiser de “porter les fardeaux les uns des autres, afin qu’ils soient légers” (Mosiah 18:8).

 Et le Seigneur dit à Moïse :  

“L’étranger en séjour parmi vous … vous l’aimerez comme vous-mêmes” (Lévitique 19:34).

 Jésus l’explique tout simplement dans les Doctrine et Alliances : 

“Soyez un ; et si vous n’êtes pas un, vous n’êtes pas de moi” (D&A 38:27).

L'IMPORTANCE DE LA SOCIÉTÉ DE SECOURS
Au tout début, lorsque j’ai été appelée à servir dans la Société de Secours, j’étais surprise par le nombre de femmes qui se sont approchées de moi et m’ont dit : “Je ne suis pas du “genre” de la Société de Secours. Je ne suis pas comme tout le monde. Je ne suis pas délicate. Je ne suis pas femme au foyer. Je ne suis pas réfléchie. Mes enfants ont des problèmes. J’ai divorcé deux fois. Il y a des péchés dont je n’arrive pas à me débarrasser. J’ai des doutes sur certains sujets de doctrine. La Société de Secours fait croître mon anxiété.” Je me suis rendu compte après beaucoup de remarques comme celles-ci qu’aucune de nous ne cadre avec l’idée qu’on se fait de la Société de Secours.

 La Société de Secours est précisément l’endroit adéquat pour nous toutes qui ne cadrons pas avec cette image préconçue. Elle a été organisée avec les clés de la prêtrise pour que les femmes aient un lieu où grandir, progresser, édifier leur foi, parler de la réalité de la vie de famille et s’émouvoir les unes avec les autres sur toutes les choses insensées qui nous arrivent dans la vie de tous les jours.
 Nous ne pouvons pas céder à ces voix qui nous disent que c’est juste comme un club de lecture ou de couture pour les personnes qui ont les mêmes intérêts et expériences. 

Non, la Société de Secours à une oeuvre à accomplir sur la terre. Lorsque vous êtes à la Société de Secours, vous faites partie de cette oeuvre. 

Le Seigneur a une intendance pour ses filles dans l’oeuvre du salut et il n’y a que nous qui pouvons l’accomplir. Elle ne peut être réalisée que par des femmes qui sont véritablement converties au Seigneur.

DEVENIR LA COLLE DE LA SOCIÉTÉ
Soeur Addie Fuhriman, qui servait au bureau général de la Société de Secours, a déclaré en 1980 : “Le Seigneur a vu nos similitudes aussi bien que nos différences, et il a accordé de l’importance aux deux. Et de ce bon sens, Il nous a donné la Société de Secours où les principes de l’Evangile qui peuvent toucher le cœur et la vie de chaque femme, vous, moi, jeune et moins jeune, mariée, célibataire … puisse être enseigné.”

 A la liste d’Addie je rajouterai les femmes qui ont des handicaps, des anciennes toxicomanes, celles qui se sont jointes à l’Église depuis peu, celles qui sont issues d’une lignée de membres remontant aux pionniers, des américains, des syriennes, des chiliennes, des samoanes, celles qui travaillent, celles qui restent à la maison avec leurs enfants, celles qui voudraient trouver du travail, les pauvres, les riches, celles qui ont des dettes, qui sont heureuses, déprimées, bipolaires, autistes, celles qui servent les autres, celles que l’on sert, les démocrates, les républicaines, celles pour qui cela n’a pas d’importance, les immigrantes, les homosexuelles, les converties et les non-converties. La question est la suivante : 
Peut-on étendre le cercle de notre communauté de sœurs à beaucoup plus de milieux différents et considérer ces milieux comme ayant autant de valeur les uns que les autres, au lieu de les considérer comme des handicaps? 

Si vous faites cela, vous devenez une femme aux mains collantes.

C’est comme si vous mettiez de la colle sur vos mains. Cette colle séchera bien mais elle collera. Et lorsque vous tendez ces mains collantes aux autres, vous tenez solidement aux gens dont vous vous souciez. Vous les faites participer. Vous êtes un bon samaritain. Vous êtes un bon berger à la recherche de la brebis perdue. Vous vous liez aux autres et vous ne les laissez pas tomber. Vous devenez, pour les autres, un exemple de tolérance et de bonne volonté qui maintient le monde collé ensemble. Voilà ce qui se produit lorsque les femmes essayent.

 La façon dont nous renforçons nos frères et sœurs montre à quel point nous sommes convertis à Jésus-Christ. Ces actes d’unité et d’amour mis en pratique ne sont souvent pas vus ni reconnus, mais tout comme avec Jeri Cook, ils durent longtemps. Et les femmes qui arrivent à faire cela sont de la colle.

Sharon Eubank.



dimanche 18 mars 2018

CONFÉRENCE GÉNÉRALE D'AVRIL 2018


A suivre sur lds.org en 
direct ou en retransmission.


" Oh, comme nous avons besoin de la conférence générale !
Grâce aux conférences, notre foi est affermie et notre témoignage approfondi. "
Robert D. HALES



dimanche 11 mars 2018

LE POINT DE DÉPART


Le point de départ


Quand nous nous trouvons sur le mauvais chemin, notre première réaction est de jeter un regard en arrière et de nous demander à quel endroit nous nous sommes éloignés de la bonne voie.

Souvent nous avons marché longtemps avant de nous apercevoir de notre erreur. Cela est vrai de bien des choses dans la vie.

Parfois les changements viennent si graduellement que nous ne nous rendons pas compte du chemin que nous avons fait.
Par exemple, nous ne discernons pas toujours le moment où nous avons acquis une habitude, bien que nous sachions trop clairement que nous avons cette habitude. On n’est pas toujours sûr, d’après les premiers symptômes, quand un homme est devenu ivrogne, mais on n’a pas de doutes sur le fait que c’est un ivrogne.

Dans les premières phases d’un changement, on n’a pas toujours conscience de la rapidité avec laquelle on a perdu la maîtrise de soi, ou du degré auquel on l’a perdue.
Beaucoup de faits de la vie psychologique ou morale s’établissent pas à pas, parce qu’on ne se reprend pas à temps.

Et, bien que le premier pas ne semble pas tout d’abord capable d’entraîner de sérieuses conséquences, cependant rien de ce que nous faisons de contraire aux principes n’est exempt de conséquences.
En regardant en arrière, nous découvrirons que le premier pas, le premier acte, le point de départ est le point critique, car le second pas généralement suit le premier.
Ce qui se passe dans le cas que nous considérons peut se comparer à une personne qui gravit une colline escarpée.

Chaque avance du pied ou de la main n’est qu’un arrêt momentané qui ne permet pas le repos. Quand on regarde vers le bas, on voit le risque couru et l’absence de saillie sûre. Ou bien on est comme un homme qui descend dans un trou profond au moyen d’une échelle, une échelle qui se trouve juste un peu trop courte. Il lâche le dernier échelon et saute en bas. Mais alors il ne peut plus, ou il ne peut qu’avec grande difficulté, rattraper le dernier échelon.

Tout point de départ quand on s’éloigne d’un principe est un point critique car le premier pas conduit au second, puis d’autres pas suivent en impitoyable succession. Et si facile que soit la progression sur le mauvais chemin, elle est décourageante et souvent désastreuse ; car ce n’est pas un voyage qui mène à une bonne fin.



Par Richard L. E vans.